28 janvier 2021

7 idées reçues sur l’énergie solaire

Nicolas Bonstein, responsable du secteur photovoltaïque, et Julien Frossard, ingénieur système, répondent à quelques idées reçues à propos de l'énergie solaire en Suisse et des panneaux photovoltaïques.

 

1. Il n’y pas assez de soleil en Suisse pour le photovoltaïque !

 

En réalité, la Suisse a une position intermédiaire en comparaison mondiale. En termes d’ensoleillement, nous ne sommes pas à plaindre avec 1100 kWh/m2 d’irrandiance solaire.

Il est vrai que le solaire est sujet à d’importantes variations saisonnières, mais n’oublions pas que les panneaux photovoltaïques offrent un potentiel de production d’électricité toute l’année, même par ciel couvert.

Selon notre expérience à la SEFA, les panneaux installés produisent en moyenne 200 kWh/m2, grâce au rendement moyen de près de 20% dont bénéficie cette technologie en constante amélioration. L’énergie ainsi produite est suffisante pour couvrir les besoins en électricité d’un ménage moyennant l’utilisation d’une surface de toit modérée.

Grâce à son apport énergétique, le solaire constitue un des piliers de la stratégie énergétique 2050 de la Confédération et reste une composante essentielle de la transition menée dans notre région. Le photovoltaïque est incontournable pour viser, à terme, notre indépendance en énergie.

 

2. Les panneaux photovoltaïques consomment plus d’énergie qu’ils n’en produisent

 

Le calcul du retour énergétique est directement associé au concept de l’énergie grise, l’énergie consommée pendant l’ensemble du cycle de vie de l’installation : de l’extraction des matériaux pour produire les différents composants jusqu’à leurs recyclages en fin de vie.

Selon la provenance et la technologie des modules, il faut compter entre 1 et 4 ans pour amortir l’énergie grise d’un panneau photovoltaïque, alors que sa durée de vie est de 30 à 40 ans.

Les installations photovoltaïques profitent ainsi d’un retour énergétique extrêmement favorable qui leur permettent de fournir de l’électricité renouvelable bien au-delà de leur période d’amortissement énergétique.

 

3.  Les panneaux photovoltaïques ne sont pas écologiques

 

Les panneaux photovoltaïques bénéficient d’un bilan carbone compris entre 40 et 90 g d’équivalent CO2 par kWh (EnergyScope.ch, Centre de l’énergie de l’EPFL), suivant leur lieu de fabrication et l’énergie utilisée, notamment pour le raffinage du silicium.

Ce bilan, qui ne cesse de s’améliorer avec les années, s’inscrit ainsi bien en dessous de celui du mix électrique consommé actuellement en Suisse (181,5 g éq. CO2).

Ainsi, bien que leur bilan CO2 soit pour l’instant légèrement supérieur à celui de l’hydraulique ou de l’éolien, chaque panneau photovoltaïque installé permet de réduire l’empreinte carbone de l’électricité que nous consommons en Suisse et dans notre région.

Le solaire photovoltaïque, dont le potentiel actuel est encore largement sous-exploité, s’inscrit comme une technologie essentielle pour réussir la transition écologique régionale, combler la progressive sortie du nucléaire et accompagner l’essor de la mobilité électrique.

 

4. On ne peut pas recycler les panneaux photovoltaïques

 

En Suisse, les panneaux photovoltaïques sont recyclés à près de 95%. Cet excellent résultat est obtenu grâce au recyclage aisé du verre (issu de la silice), qui représente entre 70 et 90% du poids des modules.

Par ailleurs, les principaux métaux présents dans les modules, que sont l’aluminium (environ 7%) et le cuivre (1%), sont également recyclés.

Enfin, la fraction résiduelle, composée principalement de plastiques, est pour l’instant valorisée thermiquement dans les centrales d’incinération.

On peut encore noter que de nombreuses entreprises se spécialisent dans le recyclage de panneaux photovoltaïques, à l’image de PV Cycle par exemple et que, dans tous les cas, vous pouvez demander à votre installateur de se charger des formalités pour le recyclage de votre installation.

 

5. Les panneaux photovoltaïques comportent des terres rares

 

Dans certaines technologies photovoltaïques, dites en « couches minces », minoritaires sur le marché, et non distribuées par la SEFA, on trouve des quantités limitées de sélénium, de cadmium, de gallium ou d’indium. La plupart de ces substances se trouvent par exemple également dans les smartphones et les ordinateurs.

Malgré leurs dénominations proches des terres rares, ces éléments n’appartiennent aucunement à cette classe de métaux décriée pour son impact écologique. Il n’en demeure cependant pas moins que certaines composantes peuvent, en cas de mauvaise manipulation, potentiellement comporter des risques pour l’environnement.

Il est donc important de confier la pose des panneaux photovoltaïques à des professionnels pour assurer la sécurité de l’installation.

 

6. Le solaire photovoltaïque est trop cher en SUISSE

 

Pour donner un ordre de grandeur, une installation clé en main qui produirait 4000 kWh annuel (consommation électrique d’un ménage moyen) coûterait entre CHF 10'000 et 12’000.- y compris l’installation, sans prendre en compte les subventions et les déductions fiscales qui réduisent la facture.

Les subventions représentent 25 à 30% du prix de l’installation, lui-même 100% déductible au niveau fiscal. En général, une installation est amortie en 8 à 12 ans. Ensuite, l'électricité que vous produisez devient « gratuite », sans compter le plaisir d’utiliser une énergie 100% renouvelable et produite localement.

Nous recommandons de choisir un prestataire qui sera à votre écoute afin de bien dimensionner votre installation selon vos besoins et afin d’amortir votre investissement au rythme souhaité.

 

6. Les panneaux solaires risquent d’abimer mon toit ou de réduire la valeur de ma maison

 

En réalité, c’est tout le contraire : les panneaux solaires font partie de la valeur de la maison car ils contribuent à la réduction des charges. Un argument en cas de vente !

Quant aux risques de dégradation du toit, ils sont très limités du fait d’une installation très peu invasive. Si le prestataire fait bien son travail, le toit sera même en meilleur état qu’avant a pose des panneaux. D’où l’importance de choisir un prestataire de qualité.

Enfin, avec le temps, l’offre en matière d’esthétique s’est considérablement élargie, en termes de textures, de matières ou d’anti-reflets. De nombreux choix sont possibles, que ce soit avec des panneaux « apposés » ou en architecture intégrée. Les tuiles solaires sont également une option de plus en plus courue qui donne du cachet au bâtiment.

 

7. La durée de vie des panneaux photovoltaïques n’est pas certifiée

 

Comme pour une voiture ou une télévision, aucune durée de vie n’est certifiée. Cependant, selon les panneaux solaires choisis, une garantie fabricant de 10 à 25 ans est accordée. Et cela ne signifie pas qu’il faut remplacer l’installation après cette période, simplement que des rendements minimaux ne sont plus garantis.

Selon les expériences de ces dernières années, la durée de vie des panneaux photovoltaïques est de 30 à 40 ans. Peut-être plus, mais nous n’avons pas encore assez de recul et la technologie est en constante amélioration. Il est par contre primordial d’assurer la pose par des experts et de choisir une entreprise qui pourra vous accompagner sur la durée.
 

 

Si après cette lecture, vous avez encore des doutes ou des questions à propos des panneaux photovoltaïques et de l’énergie solaire, n’hésitez pas à nous contacter !

Contacter notre équipe

Vous souhaitez estimer la rentabilité d’une installation photovoltaïque sur votre toit ?

Essayez notre calculateur solaire, c’est simple et rapide !

Calculateur solaire

 

Pourquoi choisir la SEFA ?

Des solutions clés en main  et une équipe locale de spécialistes solaires qualifiés : ingénieurs, ferblantiers... à votre service ! Nous nous occupons de tout de A à Z :

  • démarches administratives
  • questions liées aux subventions
  • conseils pour une installation adaptée selon vos besoins
  • suivi post-installation
  • contrôle des liaisons entre l’installation et le toit
  • recyclage des panneaux installés

Nous vous renseignons également volontiers sur les possibilités de : pannneaux intégrés, tuiles solaire, optimisation de l’autoconsommation et système de chauffage, installations de batteries pour le stockage de l’énergie,ainsi que borne de recharge pour véhicules électriques pilotée en fonction de la production solaire.

 

Nicolas Bonstein

Responsable Développement Services Energétiques à la SEFA

BONSTEIN-Nicolas.jpg

 

Julien Frossard

Ingénieur système à la SEFA

DSC01022.jpg

 

Nous vous conseillons pour tous vos projets énergétiques.

Contactez-nous

 

Vous avez besoin de plus d'informations ?

En savoir plus

Konstl

Konstl

COMMUNIQUÉ DE PRESSE naxoo SA, SEFA, SEIC, SEVJ et TRN se sont regroupées pour créer KONSTL SA, afin d’apporter aux collectivités et aux entreprises de tous secteurs, les bénéfices des solutions intégrées de l’Internet des Objets (IoT). De la pose de capteurs à la valorisation de données sur Konstl APP, leurs solutions ouvrent les portes de la ville et du bâtiment intelligents, de la performance énergétique, de la télérelève ou encore de la santé connectée.

La SEFA au fil du temps, 125 ans d'histoire

La SEFA au fil du temps, 125 ans d'histoire

Ce livre rédigé par Laurence Marti et Liliane Desponds et publié aux éditions Cabedita retrace l'incroyable aventure des pionniers du rail et de l'énergie dans notre région du coeur de La Côte de 1895 jusqu'à nos jours.

7 idées reçues sur l’énergie solaire

7 idées reçues sur l’énergie solaire

Nicolas Bonstein, responsable du secteur photovoltaïque, et Julien Frossard, ingénieur système, répondent à quelques idées reçues sur l'énergie solaire en Suisse et les panneaux photovoltaïques.